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Fièvre hémorragique de Crimée-Congo : un décès en Espagne

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Selon l’Organisation mondiale de la santé, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC) est une maladie endémique en Afrique, dans les Balkans, au Moyen-Orient et en Asie, « dans les pays en-deçà du 50ème degré de latitude nord, limite géographique de la principale espèce vectorielle, une tique ». Elle est provoquée par un virus (Nairovirus) de la famille des Bunyaviridés, transmis par les tiques. Il provoque des flambées de fièvre hémorragique virale sévère, avec un taux de létalité généralement voisin de 30%

Une porte-parole des autorités sanitaires de la région de Madrid a confirmé ce 1er septembre à l’AFP « deux cas de fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC) », a indiqué à l’AFP. L’un des deux patients, un homme de 62 ans, est décédé le 25 août dans un hôpital madrilène. Selon la même source, il  aurait été « piqué par une tique lors d’une promenade dans la campagne, dans une localité de Castille-et-Leon », dans le nord-ouest du pays.

L’autre patiente infectée est une infirmière qui avait été en contact avec le patient (voir encadré). Elle est soignée, à l’isolement, dans une unité spécialisée d’un hôpital, et son état est stable, selon la même source.

La prise en charge de la FHCC repose essentiellement sur le traitement des symptômes. Il n’existe à l’heure actuelle aucun vaccin contre cette maladie, ni pour l’homme, ni pour l’animal.

Après une piqûre de tique, la durée d’incubation « est, en général, d’un à trois jours, avec un maximum de neuf jours », détaille l’OMS. « L’apparition des symptômes est brutale, avec de la fièvre, des myalgies (douleurs musculaires), des vertiges, une raideur et des douleurs de la nuque, des douleurs dorsales, des céphalées, une sensibilité des yeux et une photophobie (sensation de gêne provoquée par la lumière). »

Parmi les autres signes cliniques associés, de multiples phénomènes hémorragiques sont constatés. En outre, « il y a en général des signes d’hépatite et les sujets les plus gravement atteints peuvent développer une dégradation rapide de la fonction rénale, une insuffisance hépatique ou pulmonaire soudaine à partir du cinquième jour de maladie. » La mort survient généralement au cours de la deuxième semaine de la maladie. « Pour ceux qui se rétablissent, l’état général commence à s’améliorer de neuf à dix jours après l’apparition des symptômes », conclut l’OMS.

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